• Vanina Lanfranchi

LA LÉGENDE DE ... BENJAMIN PERRIN

Téléportons-nous dans le monde de Benjamin pour une explosion de créativité, de newsletters et de Passion Economy [1].

Prêt(e)s pour les quêtes, aventures, énigmes, combats ?

Avec toujours pour arme fétiche, la plume !


La chaîne de questions.


Une des règles du jeu du blog est que l’invité(e) du jour répond à la question posée par l’invité(e) précédent(e).


Pour benjamin, la question est la suivante :

« Si tu devais donner un mot pour définir l’avenir tel que tu l’envisages, quel serait-il ? »


En 1 mot : « Passion ! »

En 2 mots : « Passion Economy ».

En 1 phrase : la newsletter de Benjamin Plumes With Attitude voit le jour par pur plaisir, comme un hobby, une véritable machine à « flow » [2] ! Quand il rédige sa publication, il peut tout à fait oublier de manger et de dormir.

En 1 question : comment inscrire Plumes With Attitude dans la fameuse Passion Economy ? Quel modèle économique imaginer autour de sa publication ? Globalement, Benjamin doit encore valider son propre « Creator - Market Fit », ou en bon français, la rencontre parfaite entre son offre et le marché.


Je pose à Benjamin la question rituelle :

Aujourd’hui, dans ta vie professionnelle, es-tu plutôt ?

A/ Sur une autoroute

B/ A un carrefour

C/ En train de tourner autour d’un rond-point sans savoir quelle sortie prendre

D/ En pleine étude de marché pour t’acheter un GPS


=> « Réponse D ». D’ailleurs, Benjamin aurait eu besoin d’un GPS à une époque où cela n’existait pas.

Aujourd’hui il oriente sa vie professionnelle autour de plusieurs compétences qu'il exerce en tant qu'indépendant :

- La conception - rédaction et le « ghostwriting »,

- La stratégie de contenus,

- « L'UX Writing », c'est-à-dire la rédaction de textes destinés à améliorer l'expérience des utilisateurs de produits numériques.


Alors pourquoi un GPS ?


Car comme dans toute aventure, les chemins sont multiples, parfois un peu cabossés, parfois magnifiques, surprenants, et surtout sans aucune indication ou marquage au sol …

Aujourd’hui Benjamin réalise des missions variées et « sait très bien se vendre », à condition que le sujet lui plaise.

Sa newsletter fonctionne bien. Jusqu’où la développer ?

Être freelance c’est parfait. Mais la 2ème année « il faut accélérer ».


Explorer tous les univers - entre surprise et chaos


Naviguer à vue dans les quelques premiers niveaux du jeu


Dès l’enfance, Benjamin prend goût à la lecture et l’écriture. Il se voit bien journaliste. Mais lorsqu’il en rencontre un alors qu’il est en primaire, ce dernier lui déconseille de s’orienter vers cette filière, à l’époque déjà en crise.

Ou professeur ? Non, car il préfère l’écrit et sa méticulosité à l’oral et son lot de diplomatie.


Scénario des niveaux supérieurs – 2 options


Option 1 – à l’américaine, avec un happy end


Sur le script, tout est parfait !

Action 🎬

Prépa, école de commerce, stages en France et l’étranger, dont un stage de fin d’études chez Google.

Puis Benjamin est sélectionné pour intégrer le programme de formation « Lion » de The Family, un accélérateur de startups. Il apprend à 100 à l’heure et rencontre celui qui deviendra son employeur, Charles Thomas, fondateur de la startup Comet.

Coupez 🎬

C’est parfait, mais ça manque un peu de profondeur et de réalisme.


Option 2 – Les quêtes secondaires ne laissent pas notre héros indemne


L’aventure Comet dure plus de deux ans. Elle prend fin plutôt abruptement, heureusement pour le meilleur puisque Plumes with Attitude voit le jour dans la foulée.

Rétrospectivement, Benjamin réalise qu’il a toujours payé au prix fort les oscillations de son curseur personnel entre « ça me plaît – ou pas » ; « je reste – ou pas » …

Si c’était à refaire, il serait plus lucide sur deux points :

- Ne pas foncer tête baissée vers « tout ce qui brille ». Une entreprise, son image, sa marque, peuvent « briller » mais pas nécessairement le métier exercé une fois entré dans le cœur du réacteur. Et ensuite il est souvent difficile de réaliser une mobilité interne.


- Croire davantage en soi, au lieu de se travestir et de chercher à gagner en séniorité et en confiance dans des domaines qui ne l’attirent pas.


De nombreux compagnons d'aventure


Plusieurs personnages clés jalonnent le parcours de Benjamin :


Camille Promerat la « bonne fée » qui l’initie à la conception - rédaction chez Deezer.


Francis Paufique avec qui Benjamin se lie d’amitié chez Deezer et qui aura une influence (souvent sans le vouloir) sur son parcours à long terme. C’est Francis qui parle à Benjamin de la formation « Lion » !


Rodolphe Dutel, auteur de La Vingt-cinquaine [3] et fondateur de Remotive.io, une plateforme consacrée à l'emploi en télétravail. Rodolphe travaille un temps pour Google, qu’il quitte pour suivre ses passions. Il est aujourd'hui l'un des « Role Models » de Benjamin.


Anne-Laure Le Cunff, même s’il ne l’a jamais rencontrée. Elle aussi a travaillé pour Google, qu’elle quitte avant de fonder Ness Labs, une mine d'informations pratiques basées sur les neurosciences. Anne-Laure est une véritable figure d'inspiration pour Benjamin.

Vous pourrez retrouver les interviews de nombre de ces compagnons d'aventure dans Plumes with Attitude, et plein d’autres interviews encore, réalisées ou à venir !


Passer à la version 3D du jeu ?


Finalement Benjamin a déjà pris le tournant du « multidimensionnel » : plusieurs centres d’intérêts, des intersections souvent inattendues, oser déposer le costume beaucoup trop étriqué du salarié parfait en CDI à vie …

Une fois ce costume déposé, Benjamin nous cite sans hésiter les 3 éléments principaux qui le font vibrer dans sa vie professionnelle actuelle.

1. Sa newsletter. « C’est génial d’écrire sans aucune contrainte, de rencontrer (au moins) deux nouvelles personnes par mois et d’approfondir leurs sujets de prédilection ».

2. La surprise, la spontanéité, l’imprévu. Les semaines ne se ressemblent vraiment pas. Par exemple, en 2021 dans un rayon de moins de 10km et avant le couvre-feu, Benjamin croise dans la rue Lauren Boudard, en stage chez Deezer au même moment que lui et qui forme avec Dan Geiselhart le collectif Tech Trash. Ils se retrouveront quelques semaines plus tard invités dans Plumes with Attitude.

3. L’indépendance, voire la solitude. Benjamin a un rapport au travail en équipe qu’il faut savoir apprivoiser. Il « aime aider les gens mais aussi rester légèrement en retrait, sortir de ses domaines de compétences pour bousculer certains principes voire semer la zizanie … ». Ah oui, et il « déteste les OKR [4] ». Enfin, il adore être freelance parce que c’est l’un des rares statuts qui permette d’être payé pour donner son avis sans peur des répercussions, et de se sentir libre de dire non.


Si aujourd’hui Benjamin devait évaluer sa situation professionnelle dans son ensemble, il mettrait 7/10, le petit point en plus pouvant venir d’une amélioration de sa sécurité financière.


La suite de la saga


Benjamin est-il à la croisée des chemins en ce moment ?

Oui !


Son activité se situe à l’intersection du freelancing et de la Passion Economy, au cœur d’un « écosystème bouillonnant » .

Il se sent aussi à la croisée des chemins entre l’écriture et l’art. Outre sa pratique, enfant, du jeu de rôle à l’écrit, et sa participation à des concours de nouvelles quand il était étudiant, Benjamin sent qu’il lui reste encore un potentiel artistique à développer.

Toucher avec la musique (électronique) comme avec les mots ? Pourquoi pas ! Benjamin est très inspiré par l'univers des DJs et explore à son rythme leur discipline.

La route prend de nombreux embranchements différents. « Ma vie dans 2 ans peut être très différente, alors qu’elle est déjà très différente d’il y a 2 ans ».


Si Benjamin devait renouveler un élément de sa vie professionnelle actuelle, il y ajouterait peut-être une pointe de nomadisme, dans des conditions de temps, de lieu et de coût qui restent encore largement à inventer.

La crise sanitaire l’incite à « normaliser l’absence de planification », puisque tout ne peut se faire qu’à la dernière minute. Benjamin s’accommode plutôt très bien de cette situation. De nombreuses bonnes choses lui sont d’ailleurs arrivées cette année, souvent via un écran certes, mais aussi (et surtout) « grâce à un écran ».

Si Benjamin devait, à la dernière minute, se constituer un balluchon de nomade, il y emporterait :

- Ses platines de mixage pour se contraindre à apprendre cette technique,

- Son casque audio, pour écouter beaucoup de musique et de podcasts,

- Une liseuse et beaucoup de fictions,

- Son macbook et des carnets pour écrire, avec l’idée d’avoir un début de script en fin de voyage.


Et une boussole ?


La boussole de tous les aventuriers indique le Nord. Et celle de Benjamin, qu’indique-t-elle ? Autrement dit : quelle est la valeur fondamentale à laquelle il ne veut pas déroger ?


« La surprise » !

Quelles surprises pour l’avenir ?

Benjamin aimerait les voir poindre dans les domaines suivants :

- « L'émergence d’un renouveau culturel et artistique post covid, car c’est l’humanité dans son ensemble qui est à la croisée des chemins »,

- « La prise en compte de la santé mentale en entreprise »,

- « La levée du voile sur cet anti-syndrôme de l’imposteur » qui peut toucher quiconque ayant beaucoup trop de certitudes et nageant dans un confort tiède,

- La mise en valeur du style et de la personnalité comme « quelque chose d’essentiel », du moins dans le domaine de la production de contenus.

- Avoir interviewé son idole Tim Urban, l’auteur du blog Wait but Why, d’ici décembre 2022. Je demande à Benjamin s’il accepte qu’on se donne rendez-vous fin 2022 pour voir si son rêve s’est réalisé. Il me répond un brin ironique : « Ok, si toi tu tiens le coup sur la durée ».


Et pour finir : 1 mot, 1 photo


Si Benjamin devait laisser un message sur un petit caillou blanc sur le sentier pour les prochains voyageurs, il écrirait dessus :


« Prends soin de ton mental et le reste suivra ».


L’image qui inspire Benjamin ?


Cet « artwork » (illustration) du jeu The Legend of Zelda: Majora’s Mask, « car ce jeu conçu en seulement 18 mois est très profond. Il explore des sujets de fond comme la tristesse, le deuil ou encore la dépression. Il évoque aussi le thème des masques et des apparences. Je me suis surpris à me replonger cette année dans beaucoup de jeux de mon enfance, non en jouant mais en suivant des vidéos de créateurs sur YouTube. Passion Economy, quand tu nous tiens... »




[1] Adam Davidson, The Passion Economy (2020)

[2] Flow : concept de psychologie positive. Un état mental atteint par une personne lorsqu'elle est complètement plongée dans une activité et qu'elle se trouve dans un état maximal de concentration, de plein engagement et de satisfaction dans son accomplissement

[3] La Vingt-cinquaine, Rodolphe Dutel, (Auto-Editions – 2018)

[4] OKR (Objective Key Results), une méthode de management

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