• Vanina Lanfranchi

Aujourd’hui je reçois Vincent Touati Tomas

Mis à jour : avr. 15

Vincent a 25 ans et 10 ans de carrière derrière lui.

Il n’y a pas d’erreur de calcul dans cette affirmation ! Lisez plutôt ce qui suit ...


La chaîne de questions.


Une des règles du jeu du blog est que l’invité(e) du jour répond à la question posée par l’invité(e) précédent.


Je transmets donc à Vincent cette question : « Penses-tu qu’il aurait été possible de choisir le « bon » chemin plus tôt ? »


Pour Vincent, plus tôt ça aurait été « sacrément tôt » ! Avant l’âge de 15 ans…


Plus sérieusement pour Vincent le chemin est loin d’être fini, et si ce chemin existe pour chacun d’entre nous c’est aussi pour nous permettre d’avancer grâce à une introspection permanente.



Je pose à Vincent la question rituelle :

Aujourd’hui, dans ta vie professionnelle, es-tu plutôt ?

A/ Sur une autoroute

B/ A un carrefour

C/ En train de tourner autour d’un rond-point sans savoir quelle sortie prendre

D/ En pleine étude de marché pour t’acheter un GPS


=> Réponse B ; parce que Vincent veut garder toutes les possibilités ouvertes, créer des liens sans cesse, trouver des rôles et positions qui lui permettent de toucher à beaucoup de choses.


Vincent l’éclectique


Aujourd’hui Vincent est Directeur de la communication pour un fonds d’investissement opérant entre Londres, Stockholm et New York.

Qu’y a-t-il d’éclectique dans tout ceci ? Certainement le fait que Vincent commence par l’Opéra et la réalisation d’émissions de radio sur internet avant de tomber dans la communication !


Retour sur son parcours…


Quand Vincent était enfant, il voulait devenir professeur… puis il a détesté sa scolarité, et a probablement aussi redouté l’engagement que cela aurait demandé.

Ou journaliste, pour « rencontrer des gens intéressants, écrire, et être payé pour ça ».

Ce qui l’attirait dans chacune de ces options : les gens, la rencontre.


Cette dimension, il la retrouve « à 100% » dans son poste actuel, qu’il évaluerait à 8/10 !


Les éléments qui le motivent le plus aujourd’hui en tant que Directeur de la communication :

- La complexité des problèmes et enjeux rencontrés ;

- Avoir un impact concret sur une multitude de dimensions ;

- La pluridisciplinarité : écriture, stratégie, réseau, relations presses…

- L’exposition à différentes cultures, travailler au quotidien avec des personnes d’horizons vraiment divers.


De l’Opéra à la communication en passant par la radio, il n’y a qu’un filet de voix


Le parcours de Vincent est un mélange d’avancées linéaires et de choix plus tranchés, avec comme fil directeur son envie de côtoyer des réseaux d’influence.


De 10 à 15 ans, il se passionne pour l’Opéra et chante ! Il réalise alors qu’il est possible d’exceller dans une activité qui n’est pas scolaire.


Puis il mue et doit se rendre à l’évidence : tout le travail sur la voix qu’il a fourni va devoir trouver une autre forme de réalisation que le chant. Ce sera le journalisme, une manière efficace de convertir les apprentissages sur la voix en métier.


C’est en tout cas son but initial quand il démarre une émission de radio sur internet à 15 ans, à une époque où les personnes proposant ce type de medium se comptent sur les doigts de deux mains en France.


En vivant à Montpellier, Vincent n’imagine pas exactement se mouvoir au cœur des bons réseaux pour être intellectuellement stimulé et faire partie du monde de demain. Pourtant grâce à ses émissions il rencontre et interroge plus de 100 personnes en 5 ans. L’émission porte au départ sur les enjeux politiques du numérique. Elle s’oriente ensuite vers internet, la « tech », les start-ups. Vincent ne reçoit que des invités qui l’inspirent, qui sont devenus pour certains des amis.


Puis Vincent choisit de « monter à Paris ». Il s’inscrit dans une école mais n’y met presque pas les pieds. Son temps est déjà bien pris par ses activités professionnelles. Vincent se rend vite compte que tout le savoir-faire développé grâce à ses émissions a une valeur non négligeable sur le marché du travail, et notamment dans les métiers de la communication. Créer du contenu, interviewer des gens, diffuser des messages, il sait déjà faire.


Pour Vincent, ne pas avoir de diplôme officiel est un moteur pour apprendre tout le temps et avancer sans cesse.


Un contrat de travail, la voie de la raison


Souvent, on enchaîne les études – le CDI – puis éventuellement on se met à son compte.

Vincent tente de jouer en battant les cartes différemment…


Avant ses 20 ans, il ne veut pas être salarié, il est freelance par choix, il veut pouvoir tout explorer, il a peur de s’ennuyer, de ne pas pouvoir être un bon salarié. Et sa rémunération en tant que freelance n’a rien à envier à celle d’un salarié…


Finalement son intuition, renforcée par des rencontres avec des personnes qui « avancent dans leur parcours professionnel », l’amène à réaliser qu’il pourrait être judicieux de devenir salarié et de faire porter son développement professionnel par une entreprise.

Il entre chez France Digitale, puis daphni, et pari gagné : la marque « entreprise » donne une certaine légitimité dans le monde professionnel. Légitimité que Vincent n’entrevoit pas sans une bonne dose de passion ! Toutes les personnes potentiellement en compétition avec Vincent ont beau avoir les diplômes, ils n’ont pas nécessairement la même flamme. Donc il sera toujours un bon pari et un bon parti pour une société, à l’extrême opposé d’un mercenaire.


Le mantra de Vincent : des rencontres, in English please


Si le Vincent d’aujourd’hui devait parler à celui d’hier, il lui dirait 2 choses :


1/ « Fais le maximum de rencontres ». Aujourd’hui il pense qu’il n’en a pas fait assez encore ! Et « Ne prend aucune décision seul ».

2/ « Apprends l’anglais ». Pour Vincent la majeure partie des ressources est à découvrir en anglais. Poursuivre ses apprentissages au maximum nécessite de maîtriser cette langue.


Et ensuite ?


La croisée des chemins, pour Vincent ? « Pas encore, pas tout à fait, pas tout de suite ». Il va chercher à gagner un peu de stabilité, de séniorité, même s’il ne va probablement pas rester Directeur de la communication d’un fonds d’investissement toute sa vie.


D’ici là Vincent aimerait améliorer ou peaufiner encore sa vie professionnelle actuelle, notamment en parvenant à tirer profit au maximum de l’expérience du management. Être managé et manager soi-même est tout un art, qui peut mener loin si l’on sait jouer avec toute ses subtilités.


A plus long terme, Vincent va « beaucoup travailler, mettre les bouchées doubles, continuer à asseoir sa position dans son métier », tout en gardant ouvertes de multiples opportunités, les plus solides et concrètes possibles. Et peut-être au bout de ce chemin, l’autonomie financière et l’indépendance professionnelle de nouveau ?


Pour entamer ce voyage professionnel, Vincent emporte dans sa besace :

- Des gens !

- Un carnet, notamment dans le but de se constituer des archives, ou du moins de classer de manière systématique des observations sur ce qu’il fait, ce qui lui a fait gagner du temps, la naissance et le devenir de certaines convictions, y compris sur lui-même.


La boussole de tous les aventuriers indique le Nord. Et celle de Vincent, qu’indique-t-elle ? Autrement dit, quelle est la valeur fondamentale à laquelle Vincent ne veut absolument pas déroger ? « La liberté, toujours plus »… à concilier parfois avec d’autres aléas de la vie…


Nous prenons le pari de faire un point sur la météo professionnelle de Vincent dans 18 mois. Chiche ?


Et pour finir : 1 mot, 1 photo


Si Vincent laissait un message sur un petit caillou blanc sur le sentier pour les prochains voyageurs, il écrirait dessus « Suis ta passion, fais toi confiance, les gens alignés avec eux-mêmes sont ceux qui ont suivi ces préceptes toute leur vie ».





L’image qui inspire Vincent aujourd’hui :


Londres, ça fait rêver, l’étranger

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